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Coryza du chat

Le syndrome du coryza félin

Également appelé "grippe du chat", le coryza du chat est défini comme étant un syndrome causé par l’action d’agents infectieux (viraux et bactériens), qui affecte son système respiratoire. Ces infections provoquent un ensemble de séquelles importantes, parfois mortelles, notamment pour les chats vivants en collectivité et les jeunes chats.

Les agents pathogènes responsables du développement du syndrome du coryza félin agissent seuls ou en co-infection, c’est-à-dire simultanément, associés. Les principaux sont :

- L’herpesvirus félin du type 1 (FHV-1)  : c’est un herpesvirus, un virus spécifique à l’espèce féline. Il est connu pour être responsable de la rhino-trachéite infectieuse féline et induire de graves complications ;

- Calicivirus félin (FCV)  : comme le FHV-1, il est spécifique aux félidés, mais il est capable d’infecter d’autres systèmes ou organes dans l’organisme du chat (respiratoire, articulation, digestif) ;

- Chlamydophila félis : c’est une bactérie qui a tendance à se développer dans la conjonctive et les muqueuses respiratoires, ce qui entraine généralement une conjonctivite et des troubles respiratoires.

D’autres agents infectieux sont à l’origine des troubles respiratoires chez le chat, dont le coryza. Ils interviennent de manière secondaire, en association avec les agents pathogènes précédents. Il s’agit de : réovirus, de mycoplasmes et de bactéries.

Le coryza du chat est une maladie redoutable très contagieuse, notamment chez les chats vivant en communauté. Le mode de transmission va dépendre de la durée de survie de l’agent pathogène en milieu extérieur. Celle-ci varie de 12 à 18 heures pour l’herpesvirus félin, elle est estimée à 10 jours en moyenne pour Calicivirus.

La transmission de la maladie d’un chat à l’autre peut se faire de manière directe, par contact physique. Elle peut également se produire de façon indirecte, à travers les objets et matériels souillés par les excrétions virales qui se produisent lors des infections.

Le coryza du chat se présente sous deux formes distinctes :
- une forme aiguë qui évolue durant une dizaine de jours, caractérisé par des écoulements séreux et clairs ;
- une forme chronique, suite à des complications bactériennes ou à des affections sous-jacentes, secondaires, la forme aiguë devient chronique. Les écoulements deviennent de plus en plus épais et leur coloration vire vers le jaune.

Les symptômes du coryza chez le chat

Le coryza du chat se manifeste par des symptômes communs décrits par : des éternuements, toux, larmoiements, un état d’abattement, un écoulement oculaire ou nasal, fièvre et une perte d’appétit. Leur sévérité dépend de l’âge du chat et de son milieu (communauté, individuel). D’autres signes cliniques sont observés, ils sont spécifiques aux virus ou aux bactéries mis en cause.

- L’hepèsvirus est responsable des atteintes nasales et respiratoires qui se manifestent principalement par des éternuements, salivation excessive et un important écoulement nasal. Une conjonctivite sévère peut également survenir.

- Le calicivirus : les signes cliniques qui lui sont associés dépendent de la souche de virus mise en cause et leur virulence. Ainsi, on peut observer : des ulcérations buccales (de la muqueuse), une rhinite, et parfois une complication sévère entrainant une pneumonie.

- Chlamydophila félis : elle induit des atteintes oculaires unilatérales, qui touchent un seul œil, notamment une conjonctivite aiguë ou chronique. Ses atteintes sont accompagnées de sécrétions oculaires purulentes et de douleurs qui provoquent un clignement de l’œil. Une infection par Chlamydophila félis se caractérise également par un larmoiement excessif.

L’ensemble de ces signes cliniques va constituer un point de départ pour le diagnostic du coryza chez chat atteint et en déterminer la cause.

Le diagnostic du coryza

Diagnostiquer le syndrome du coryza félin est principalement basé sur l’observation des signes cliniques chez le chat. Confirmer que le chat est atteint de coryza est plus facile quand ces signes sont à la fois observés chez de nombreux chats vivant en collectivité. Toutefois, faire le diagnostic d’un coryza du type chronique va nécessiter également une connaissance des antécédents pathologiques du chat.

Afin de déterminer l’agent ou les agents pathogènes responsables de la maladie, il sera nécessaire de procéder à un diagnostic étiologique qui nécessitera de faire des tests et des examens. Les techniques utilisées varient selon l’agent infectieux suspecté ; isolement, frottis, immunofluorescence, PCR (Polymerase Chain Reaction).

Etablir un diagnostic précis va orienter le vétérinaire dans la démarche thérapeutique adéquate au cas qui se présente.

Le traitement pour soigner le coryza du chat

Les traitements pour soigner le coryza du chat sont indiqués selon les altérations observées dans l’état du chat : locales ou généralisée. Il faut savoir qu’il n’existe pas de traitement, à proprement dit, du coryza. Les traitements adoptés sont symptomatiques, ils ont pour but de soulager le chat des symptômes, parfois douloureux, et de lui éviter des complications sévères.

Traitement médicamenteux

Dans les cas de coryza du chat, le vétérinaire peut prescrire :

- des antibiotiques : ils sont utilisés sous une forme médicamenteuse à application locale, par exemple dans le cas de conjonctivites. Ils sont aussi prescrits afin de limiter et prévenir les infections bactériennes.
Il faut savoir que, pour améliorer l’efficacité des traitements des atteintes oculaires et faciliter l’élimination des sécrétions, un nettoyage régulier du nez et des yeux du chat est fortement recommandé.

- des antiviraux : en application locale ou par voie générale dans les cas d’atteintes sévères de la cornée et dans les formes sévères de la maladie. Leur but est d’inhiber le développement du virus ou de le détruire. Dans ce sens, l’idoxuridine est l’antiviral le mieux indiqué en médecine vétérinaire ;

- l’aérosolthérapie : cette technique est utilisée lors d’atteintes respiratoires. Elle permet d’administrer au chat un mélange constitué de principes actifs comme : antibiotiques, muco-modificateurs et les corticostéroïdes. Ce mode d’administration par inhalation a pour but de désencombrer les voies respiratoires et de faciliter l’élimination du mucus ;

- des anti-inflammatoires : ils sont indiqués pour soulager les inflammations des voies respiratoires, de la douleur et parfois lutter contre la perte d’appétit.

Quelquefois, le vétérinaire peut recommander une hospitalisation quand le chat présente des signes d’anorexie et une atteinte buccale ulcéreuse. Cette hospitalisation est nécessaire pour procéder à des mesures d’alimentation et de réhydratation.

Il est à noter que lorsqu’un chat est atteint de coryza, il peut être porteur du virus durant toute sa vie. En effet, les virus à l’origine du coryza restent en état de latence et le chat ne présente aucun symptôme. Divers facteurs tels que la fatigue ou un état de stress peuvent "activer" le virus et le rendre offensif.

Traitement naturel

Recourir à l’homéopathie pourrait s’avérer intéressant pour soigner le coryza du chat dès son apparition et prévenir des complications qui peuvent survenir. En effet, les remèdes homéopathiques ont prouvé leur efficacité dans la prévention contre le coryza du chat. De plus, ils permettent de soulager des symptômes tels que la fièvre, l’écoulement nasal et l’éternuement et les inflammations.

Ce sont des remèdes qui viennent en complément aux traitements médicamenteux, ils sont spécifiques pour chaque phase de la maladie et administrés en action locale ou générale. il existe une large gamme de médicaments homéopathiques parmi lesquels on trouve : Nux Vomica, Euphrasia, Belladonna et Mercurius Solubilis.

Quel moyen de prévention contre le coryza du chat ?

Afin d’éviter à votre chat le syndrome du coryza félin, quelques mesures préventives peuvent être appliquées. Il faudra veiller régulièrement à l’hygiène de litière et de l’environnement de votre chat. Pour éliminer les agents infectieux dans les milieux contaminés, une désinfection à l’aide de détergents ménagers est recommandée.

Il est essentiel de faire vacciner les chats contre le coryza dans le but de le protéger et prévenir toute infection virale et bactérienne.

Les complications du coryza

Le syndrome du coryza félin entraine des complications inquiétantes et peut évoluer vers d’autres atteintes graves. Celles-ci se rapportent notamment à :

  • des atteintes oculaires : conjonctivite ;
  • des atteintes respiratoires : rhinite ;
  • des atteintes de la cavité buccale : stomatite ;
  • une infection par une souche virulente de Calicivirus félin peut provoquer une pneumonie qui peut se révéler mortelle.

Saison propice au coryza

Le syndrome du coryza félin est un motif de consultation fréquent chez les vétérinaires en automne. Au milieu de la saison, les effets du passage des températures élevés de l’été vers le froid de l’hiver ainsi que la baisse de la luminosité, se répercutent sur la sensibilité du chat à attraper des maladies, le coryza en particulier. Donc, il faudra être vigilant, le risque d’une grippe du chat n’est pas loin.

Prix du vaccin contre le coryza

La vaccination contre le coryza du chat fait partie des vaccinations essentielles du chat et du chaton. Elle a pour but de le protéger, de le protéger et de le prémunir des risques d’infection par les agents pathogène l’origine du syndrome de coryza félin et de l’en immuniser. C’est le moyen de prévention le plus efficace, qu’il s’agisse de chats vivant en collectivités féline ou chats de l’intérieur.

En général, il est recommandé de vacciner votre chaton dès l’âge de 4 semaines. Des rappels de vaccinations seront nécessaires périodiquement, selon le mode de vie du chat. En France, le prix d’une consultation vaccinale contre le coryza se situe entre 50 à 55 €. Ce tarif correspond au prix du vaccin additionné avec le tarif de la consultation.

Questions fréquentes

Le coryza et le polype du chat (également appelé polype nasopharyngé) sont deux maladies distinctes, elles font partie des problèmes respiratoires des chats, en particulier les chatons. Les chats atteints de ces deux maladies peuvent présenter quelques similitudes dans les symptômes de base, caractéristiques de l’état général du chat, tels que la toux, les éternuements et l’abattement.

Ces affections sont différentes d’un point de vue étiologique (causes et origine) et le mode de traitement adapté à chacune d’elles. En effet, le traitement des polypes est uniquement chirurgical, alors que soigner le coryza du chat est généralement médicamenteux.

Le coryza est un problème respiratoire très fréquent chez les chats, c’est une maladie qui a de graves séquelles et qui s’avère mortelle. En effet, le coryza du chat peut se compliquer d’autres infections graves, telles que la pneumonie grave qui entraine la mort. Une mortalité élevée a été observée chez les chatons et les chats adultes.

Un chaton atteint du syndrome du coryza félin va présenter en premier lieu des symptômes qui se rapportent à son système respiratoire : le chat tousse, des éternuements, parfois violents et répétés, un écoulement oculo-nasal (des yeux et du nez).

Le coryza est une maladie hautement contagieuse entre félins, notamment les chats vivants en collectivités tels que les refuges et les élevages. La contagion peut survenir suite à un contact direct entre chats ou à travers la contamination par un virus présent dans le milieu extérieur (air, objets contaminés…).

La transmission du coryza du chat se fait uniquement entre félins. Elle n’est pas transmissible à l’homme.

Il est à noter que l’homme peut " transporter " les agents infectieux (sur ses vêtements et ses chaussures par exemple) et le transmettre au chat.