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Maladie des griffes du chat

La lymphoréticulose bénigne d’inoculation est le terme scientifique employé pour désigner la maladie des griffes du chat. Il s’agit d’une zoonose, une maladie d’origine infectieuse dont l’agent pathogène est la Bartonella henselae, présente dans le liquide salivaire du félin, elle provient essentiellement des puces et tiques qui font de son pelage leurs refuges.

Souvent bénigne et sans danger, la maladie des griffes du chat peut être transmise d’un animal à l’être humain, d’une manière directe ou indirecte.

Symptomatologie de la maladie des griffes du chat

Dans 80 % des cas, la maladie des griffes du chat touche principalement les enfants et les jeunes. En général, cette affection est transmise par une morsure, une griffure voire même un léchage anodin d’une blessure cutané.

Une fois à l’intérieur de l’organisme, l’agent pathogène (la Bartonella henselae) passe dans une période d’incubation qui dure souvent une à deux semaines et ce n’est que vers la 3ème semaine que les signes de la maladie seront cliniquement observés. Dans un premier temps, un gonflement suivi d’éruptions cutanées indolores de couleur rouge va prendre naissance (papule, vésicule) tout autour de la plaie.

Une altération de l’état générale de la personne atteinte de la maladie des griffes du chat est remarquée, souvent elle se plaint d’asthénie, de lassitude, d’une perte d’appétit en association avec une augmentation de la température corporelle, des maux de tête, des nausées, des vomissements et des contractions abdominales.

De plus il est fréquent que des formations nodulaires ganglionnaires unies ou bilatérales apparaissent auprès de la zone griffée ou mordue, et vont vite augmenter de volume pour ensuite se suppurer.

Plus souvent, la maladie des griffes du chat est sans gravité, spontanément guéri en une période de 6 à 12 mois. Néanmoins, chez les personnes ayant un système immunitaire préalablement défaillant, elle peut bien être relativement dangereuse.

Comprendre la bartonellose

La bartonellose est un terme provenant de la bactérie Bartonella henselae. En termes bactériologiques, il s’agit d’une bactérie de type bacille à Gram négatif intracellulaire facultatif, rencontrée principalement dans la salive du félin en particulier chez les nouveaux chatons, ou sur son pelage et ses griffes, qu’il vient de la contracter depuis les puces et les tiques.

En réalité, cette bactérie est la principale responsable de l’apparition de la maladie des griffes du chat, il s’agit d’une zoonose, c’est-à-dire une infection d’origine bactérienne transmise à l’être humain via un animal.

Souvent, la contamination fait suite à une morsure, une griffure, un léchage, ou à un simple contact avec votre chat domestique.

Généralement, la bartonellose est une infection bénigne, mais qui peut se compliquer en présence de certains facteurs, la prévention reste la seule manière d’éviter sa survenue.

Comprendre l’adénopathie

Physiologiquement, les ganglions lymphatiques jouent un rôle primordial dans la défense et protection immunitaire par la production des anticorps et l’identification de l’agent pathogène.

Par adénopathie en sous-entend une augmentation du volume des ganglions lymphatiques, situés essentiellement sous les aisselles, le cou, la poitrine, l’abdomen et l’aine, pouvant être localisée ou généralisée.

Cet accroissement est remarqué dans un cadre d’une infection, une inflammation, au pire quand il s’agit d’un processus cancéreux avec le risque de dissémination dans l’organisme. Dans le cas de la maladie des griffes du chat, l’adénopathie est une réaction naturelle de l’organisme face à l’agression infectieuse de la Bartonella henselae.

Cliniquement, une adénopathie est caractérisée par ces quatre signes caractéristiques : douleur, sensibilité, érythème et une augmentation locale de la température. Par ailleurs, elle est habituellement accompagnée de courbatures musculaires, des difficultés respiratoires, sensation de fatigue et d’épuisement, perte d’appétit, maux de tête et fièvre.

Il est important d’intercepter l’évolution de l’adénopathie et consulter un médecin dès que les ganglions semblent devenir sensibles et mobiles.

Causes de la maladie des griffes du chat

Comme on vient de le décrire en haut, la Bartonella henselae est l’agent pathogène de la maladie des griffes du chat, dont le félin joue le rôle d’un réservoir bactérien en particulier les chatons de mois d’un an de vie.

La contamination de l’être humain par cette bactérie se fait essentiellement par un contact non protégé avec votre animal domestique ou tout autre animal susceptible d’être porteur de cette affection.

En réalité, ce n’est pas le contact lui-même qui pose problème, mais c’est la mauvaise hygiène, par exemple le fait de se frotter les yeux avec les mains souillées par ce contact sans les nettoyer.

Par ailleurs, l’homme peut devenir accidentellement un hôte à la bartonellose quand son ami à quatre pattes le griffe ou le mord parce qu’il s’est trouvé dans une situation de défense, ou par simple innocence, il lèche une blessure préexistante exposée et qui ne s’est pas entièrement cicatrisée.

Cela dit, certaines personnes sont hautement susceptibles de développer la maladie des griffes du chat que d’autres, il s’agit des vétérinaires, des éleveurs ainsi que les vendeurs des animaux (chat, chien).

Diagnostic

Souvent d’apparition discrète, la maladie de griffes du chat passe inaperçue, pour pouvoir la mettre en évidence et poser le bon diagnostic (surtout il ne faut pas la confondre avec la maladie de Lyme et le lymphome Hodgkinien ou le non hodgkinien), votre vétérinaire traitant va vous indiquer quelques tests et examens complémentaires à effectuer.

Les tests sérologiques par immunofluorescence indirecte sont précieusement utiles dans le dépistage précoce de la bartonellose, dont le principe consiste à doser les anticorps.

Les ponctions et les tests biologiques sont indiqués en vue d’effectuer un diagnostic rapide et précis, de déceler avec exactitude l’agent pathogène déclenchant de cette affection.

Dans les cas avancés, la biopsie des ganglions permet en plus de la détermination de l’espèce bactérienne et son ADN, l’étude anatomopathologique de la pièce enlevée permettant de confirmer le diagnostic de la maladie des griffes du chat en éliminant le reste des diagnostics différentiels notamment les lymphomes.

Traitement contre la maladie des griffes du chat

En règle générale, la maladie des griffes du chat guérit spontanément sans avoir besoin d’un traitement médical. Néanmoins, dans les cas sévères notamment quand le terrain est préalablement fragilisé comme est d’ailleurs le cas chez les personnes immunodéprimées, cette affection ne peut pas guérir d’elle-même sans le recours à un traitement spécifique bien adapté à l’état de la personne, cependant le pronostic est dans l’ensemble bon.

Un traitement antibiotique est instauré, dont la molécule de choix est l’azithromycine pour une période de 15 jours. Cela dit, ce traitement n’est pas très efficace sur l’évolution des adénopathies, si au bout d’un moment aucune amélioration n’est observée, il va falloir retirer par voie chirurgicale les ganglions infectés par la maladie, les douleurs liées à une adénopathie inflammatoire chronique ou suppurative seront éliminées grâce à une adénectomie.

Par ailleurs toute source d’infection doit être éradiquée ce qui implique l’obligation de traiter votre chat.

Complication de la maladie des griffes du chat

Bien que pour certains chercheurs l’origine de la Bartonella henselae demeure toujours une énigme pas tout à fait résolue, on présume que c’est par les puces et les tiques qu’elle soit transmise au félin faisant de lui son réceptacle.

Cette zoonose est réputée pour être sans gravité, souvent elle évolue et disparaît silencieusement sans avoir besoin d’une réelle prémédication.

Cependant, certaines personnes sensibles et immunodéprimées peuvent souffrir de nombreuses complications infectieuses, parmi lesquelles on cite :

  • Les atteintes oculaires sont fréquentes, généralement une personne atteinte de la maladie des griffes du chat peut manifester certains problèmes au niveau de ses yeux, des conjonctivites, une tuméfaction des paupières, qui vont vite disparaître en 2 à 3 semaines maximum.
  • Les atteintes d’ordre neurologique ne sont pas à exclure, d’habitude elles sont observées associées à des crises convulsives, un état de prostration et de confusion.
  • De plus il est fort possible que la personne développe des pathologies cardiaques, une insuffisance respiratoire, des pneumonies ou encore des troubles au niveau du foie.

Diagnostiquer précocement cette maladie et mettre en œuvre un bon traitement antibiotique peut significativement accélérer la guérison et éviter la survenue de ces complications infectieuses.

Prévention contre la maladie des griffes du chat

Bénigne, sans gravité ni altérations irréversibles, la bartonellose peut toutefois être à l’origine de certaines complications comme on l’a précédemment décrit, à savoir :

des complications ophtalmologiques, cardiaques, respiratoires pulmonaires et qui ont tendance d’être plus prononcées chez les sujets ayant un système immunitaire altéré.

De ce fait, il est judicieux de prendre certaines précautions préventives et les appliquer rigoureusement afin de se protéger d’un tel incident, en effet il n’existe pas de vaccin contre la maladie des griffes du chat, néanmoins voici quelques mesures à suivre :

  • Éviter de vous faire griffer ou mordre par votre animal de compagnie ou un chat errant, si par malheur vous vous êtes fait blesser, vous devez tous simplement nettoyer et désinfecter la plaie.
  • Faites en sorte que vos blessures soient protégées et couvertes, ainsi votre félin ne peut vous les lécher et vous contaminer par la suite.
  • Après contact avec votre chat ou n’importe quel autre animal, faites attention à ne pas frotter vos yeux avec vos mains, elles doivent être systématiquement lavées et nettoyées avec de l’eau et du savon.
  • Votre chat doit également être protégé de cette affection puisque son pelage est une vraie niche pour les puces, un traitement antipuce doit être appliqué régulièrement.

Questions fréquentes


Selon les statistiques, la fréquence des morsures ou griffures dont un chat domestique de la maison est responsable, est plus élevée que celle causée par animal sauvage. Les vétérinaires trouvent que cela revient au fait que le chat de compagnie est la plupart du temps provoqué et sollicité par les enfants beaucoup plus que par les personnes adultes.

Un chat est dit sauvage quand il est né dans la nature et n’a pas de vrai contact direct avec les êtres humains. Contrairement à ceux qui étaient des animaux de compagnie puis ils se sont laissés pour abandonner, ces chats ne sont pas des chats sauvages.

Cela dit, un chat sauvage qui ne bénéficie point des traitements antipuces réguliers et des séances de toilettages, est plus susceptible d’être porteur de la maladie des griffes du chat qui lui est transmise par les puces.

De ce fait, si vous tentez d’avoir un contact avec un chat sauvage, il faut penser en premier à vous protéger, ne lui faites par peur pour qu’il ne vous attaque pas, une petite griffure ou morsure sont capables de vous contaminer.


La maladie des griffes du chat ou la bartonellose est véhiculée par les chats, mais en particulier par les nouveaux félins de moins d’un an qui lui servent de bons réservoirs à la Bartonella henselae.

En effet, du moment que tous les chats qu’ils soient sauvages, errants en pleine nature, où vos compagnons domestiques, ils peuvent tous avoir des puces et des tiques dans leurs pelages ou sous leurs griffes, ces chats sont tous susceptibles d’être porteurs de cette affection.

Les puces vont léguer leur héritage bactérien aux chats, soit par simple piqûre ou excrétion de matières fécales, les bactéries transmises aux félins vont vite regagner la circulation sanguine pour infester l’animal avant de se localiser préférentiellement au niveau de ses griffes, ses dents et sa salive. C’est pourquoi la bartonellose est dite transmise à l’être humain par griffure, morsure, léchage ou par simple contact.


Vous venez d’être mordu ou griffé par votre chat domestique ou peut-être par un chat sauvage, la plaie vire vers le rouge et se trouve vite tuméfiée, que faire dans ce cas ? Une griffure, morsure ou toute autre plaie ne doit en aucun cas être banalisée.
Dans un premier temps, quelle que soit la sévérité de la blessure, vous devez la nettoyer avec de l’eau savonneuse puis la rincer avec de l’eau abondante, avant de la désinfecter.

Pour limiter et stopper le saignement, prenez une boulette de coton imbibée de quelques gouttelettes de chlorhexidine ou d’alcool et maintenez la en place pour quelques instants.

Vérifier que votre félin de compagnie est vacciné et suit régulièrement son tableau vaccinal. Pareil pour vous assurez-vous qu’ont étant petit vous aviez fait tous vos vaccins.

Si au bout de 24 heures, vous constatez que la griffure a augmenté de volume, associée à des douleurs, un érythème et un écoulement, n’hésitez pas à contacter votre médecin pour une consultation et une prescription médicamenteuse.
Cela dit, il faut appliquer strictement les mesures d’hygiène prises à ce propos et surtout ne vous approchez pas d’un animal qui vous est étranger.