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L’AVC chez le chien

En pratique vétérinaire, les différentes maladies qui affectent les chiens sont des motifs de consultation dont la fréquence varie selon le type de l’affection et sa prévalence.

En plus des maladies, les propriétaires de chiens sont souvent confrontés à des situations d’urgence suite à de divers accidents ou à des conditions de santé. Parmi ces dernières, l’accident vasculaire cérébral (communément appelé AVC) constitue une urgence vétérinaire majeure qui doit être prise en charge en urgence et dont il faut connaître tous les aspects.

Qu’est-ce qu’un AVC chez le chien

Tout d’abord il faut comprendre c’est quoi un accident vasculaire cérébral chez le chien. Pour fonctionner, le cerveau a besoin d’être alimenté en oxygène et en glucose en permanence. Cet approvisionnement est assuré par l’irrigation sanguine des tissus du cerveau.

Lorsqu’un dysfonctionnement survient au niveau de cette circulation sanguine, empêchant ainsi une irrigation correcte du cerveau du chien, alors on parle d’accident vasculaire cérébral. Un AVC est peu fréquent chez les chiens, contrairement aux humains. Il se produit de manière soudaine, imprévisible et a pour conséquence des séquelles plus ou moins graves.

On distingue différents types d’AVC chez le chien, pouvant menacer sa santé et provoquer des séquelles.

L’AVC ischémique ou infarctus cérébral 

Ce type d’AVC est la forme la plus fréquente des AVC chez le chien. Il se produit lors de l’obturation d’une artère cérébrale, compromettant ainsi l’irrigation du cerveau du chien. Le cerveau est insuffisamment alimenté en glucose et en oxygène.

L’AVC hémorragique 

Une hémorragie cérébrale suite à une rupture de vaisseaux sanguins conduit à une accumulation du sang à l’intérieur ou autour du cerveau. Ceci provoquera une augmentation de la pression intracrânienne.

Un autre type d’AVC a été décrit : l’AVC traumatique. Il se produit lors de la rupture de la circulation sanguine dans le cerveau suite à un traumatisme crânien.

Lorsqu’une partie du cerveau est privée d’oxygène, même pour quelques minutes seulement, les tissus concernés sont sujets à des nécroses qui sont à l’origine de séquelles réversibles ou irréversibles, plus ou moins graves.

Quels sont les symptômes d’un AVC chez le chien ?

Les signes cliniques d’un AVC chez le chien apparaissent soudainement, au cours et au début de l’attaque. Généralement, on constate que :

  • Le chien est affaibli, il a le regard vague et ne réagit pas aux sollicitations de son propriétaire.
  • Le chien manifeste une paralysie de la face,
  • Le chien est désorienté, il perd l’équilibre et n’arrive plus à se tenir sur ses pattes ;
  • Le chien penche la tête de coté, il ne contrôle plus le mouvement de ses yeux. Parfois, on constate des convulsions et une perte de connaissance.
  • Le chien est allongé, des traces de vomi sont visibles tout autour de lui.

L’ensemble de ces signes est la conséquence d’un trouble neurologique survenu suite à la privation du cerveau en oxygène. Les symptômes varient selon la partie touchée du cerveau.

Les causes d’un AVC chez le chien

Dans la moitié des cas d’AVC chez le chien, la cause n’est pas identifiée, dans ce cas l’AVC est dit idiopathique.

Les causes à l’origine d’un AVC chez le chien, lorsqu’elles sont identifiées, sont variées et favorisées par certains facteurs. Ainsi, on cite pour exemple les maladies cardiaques et rénales ainsi que l’hypertension chez le chien, elles sont mises en cause dans le cas d’AVC ischémique.

L’accumulation du sang dans le cerveau, à l’origine de l’AVC hémorragique chez le chien, peut être causée par saignements de diverses origines : les traumatismes crâniens, les tumeurs et les anomalies vasculaires.

L’âge du chien est un facteur à prendre en considération dans les cas d’accident vasculaire cérébral. En effet, un chien âgé est sujet à différentes maladies et soucis de santé dont l’AVC.

Reconnaître un mini AVC chez le chien

Un mini AVC, également appelé AVC ischémique transitoire, chez le chien présente les mêmes symptômes qu’un AVC, ils varient selon la partie affectée du cerveau. À la différence d’un AVC, ils sont transitoires, passagers, ils se résorbent spontanément au bout de quelques heures. De plus, ce type d’AVC transitoire chez le chien ne provoque pas de séquelles.

Lorsqu’un chien subit un mini AVC, il est important de consulter le vétérinaire dans les plus brefs délais (dans les 24h suivant l’attaque) car c’est un indice d’un trouble majeur de santé qui va survenir dans les prochains mois ou semaines.

Les réflexes à avoir lors d’un AVC chez le chien

Une prise en charge précoce d’un AVC chez le chien est primordiale et vitale pour sa santé et permet de limiter les séquelles qui vont en découler.

Cette prise en charge commence dès la survenue de la crise, en réagissant vite avec des gestes simples et méthodiques.

  • Un chien victime d’un AVC aura besoin en premier lieu de calme. Le garder au calme et le rassurer en lui parlant et en le caressant va faire diminuer le stress et l’anxiété engendrés par la nature soudaine et brutale des symptômes.
  • Contacter le vétérinaire en toute urgence pour qu’il vous guide dans la démarche à suivre, le prévenir aussi de votre arrivée pour une prise en charge en urgence.
  • Il faut également observer attentivement son état général et tous les signes et les changements qui se produisent : comportement, mouvements du globe oculaire, équilibre, respiration… Chaque détail a son importance et pourrait contribuer efficacement à établir un diagnostic précis lors de l’examen chez le vétérinaire.
  • Enfin, l’emmener dès que possible dans la clinique ou le cabinet vétérinaire.

Le traitement pour un AVC

Établir un diagnostic précis d’un AVC chez le chien se base essentiellement sur l’observation des images du cerveau obtenues par IRM (Imagerie par résonance magnétique).

Cette technique permet, d’une part de constater l’ampleur des dommages occasionnés au cerveau, d’autre part de détecter des maladies cérébrales telles que les tumeurs ou un traumatisme qui auraient pu présenter les mêmes symptômes qu’un AVC.

En plus de l’IRM, des examens supplémentaires tels que : les bilans sanguins, échographie, radiographie, le scanner cérébral seront nécessaires dans le cas de la suspicion d’une pathologie sous-jacente à l’origine de l’AVC.
Une fois le diagnostic de l’AVC est posé, le vétérinaire va mettre en place le traitement nécessaire.

Le traitement d’un AVC chez le chien sera décidé et dispensé en fonction du type de l’AVC observé ainsi que les causes. Ainsi, des traitements seront prescrits pour résorber le caillot qui a obstrué une artère, ou résorber l’œdème cérébral formé suite à l’AVC.

De plus, des traitements qui consistent à soigner les causes sous-jacents lorsqu’elles sont identifiées seront nécessaires. Le traitement consiste aussi à soigner les lésions provoquées par l’AVC au niveau du cerveau et en des traitements de support pour le chien tels que la fluidothérapie et la physiothérapie.

Les suites d’un AVC chez le chien

Selon la gravité de l’AVC chez le chien et les tissus affectés au cerveau, divers types de séquelles peuvent apparaître. Il s’agit par exemple d’une paralysie partielle ou totale, de douleurs, altération au niveau des sens (odorat, ouïe, vue…) ainsi que des troubles cognitifs.

De manière générale, le pronostic de l’AVC chez le chien est relativement bon lorsqu’il est pris en charge à temps et que tous les soins nécessaires lui sont prodigués correctement. Toutefois, le pronostic est plutôt réservé lorsqu’il s’agit d’un AVC survenu suite à un traumatisme crânien. Par ailleurs, il existe un risque de récidive quand une maladie ou origine sous-jacente à l’AVC a été identifiée lors du diagnostic.

Le plus souvent, une amélioration dans l’état général du chien est perceptible en quelques jours à quelques semaines. Des séances de rééducation seront nécessaires, elles peuvent s’étaler sur une longue période. Durant la convalescence du chien, il faudra :

  • veiller à ce qu’il se repose, une AVC est une épreuve épuisante pour le chien, un repos total est fortement recommandé ;
  • lui éviter tout effort physique intense ;
  • veiller à lui donner une alimentation saine, facile à mâcher ;
  • respecter à la lettre les consignes du vétérinaire et être attentif au moindre changement qui survient chez votre chien.

La différence entre rupture d’anévrisme et AVC chez le chien

L’anévrisme est une anomalie vasculaire qui se caractérise par la dilatation d’un vaisseau sanguin (artère) à un point précis. C’est une dilatation localisée sous forme d’une poche. Au fur et à mesure que l’artère se dilate, la poche, sa paroi se fragilise de plus en plus jusqu’à finir par rompre. C’est ce qu’on appelle une rupture d’anévrisme.

Quand il s’agit d’une artère cérébrale, la rupture d’anévrisme provoque une hémorragie interne responsable d’un accident vasculaire cérébral hémorragique chez le chien.

Tout au long de sa progression, l’anévrisme ne se manifeste pas par des signes cliniques jusqu’à sa rupture. Contrairement aux AVC qui ne sont pas prévisibles, un anévrisme peut être détecté de manière fortuite au cours d’un examen radiologique effectué lors d’une consultation pour une maladie.

En conclusion, on ne peut pas parler de différence entre rupture d’anévrisme et un AVC. Il est plus juste de dire qu’il existe une relation étroite entre les deux, à la différence que l’anévrisme peut être observé et pris en charge longtemps avant sa rupture, d’où l’intérêt de visites régulières chez le vétérinaire et des bilans de santé périodiques pour votre chien.

Questions fréquentes


Malheureusement, il n’existe pas de signes annonciateurs qui indiquent que votre chien va avoir un AVC, longtemps à l’avance. Un AVC ne prévient jamais, il est imprévisible et survient de manière soudaine. Toutefois, il faut avoir connaissance des symptômes qui le caractérisent et les reconnaitre afin d’intervenir à temps. Ils concernent en particulier des manifestations de troubles neurologiques : le chien perd l’équilibre, il a la tête penchée de côté, claquement des mâchoires et une paralysie de quelques parties du corps. De plus, le chien vomit et il est extrêmement affaibli.

Ces signes apparaissent au tout début de l’AVC, il est important de mettre en pratique les réflexes qui s’imposent lors d’un AVC et d’appeler un vétérinaire pour une prise en charge en urgence.

Prédire et anticiper un AVC chez votre chien reste tout de même possible, en étant attentif aux changements dans son attitude et son comportement. Parfois, ce sont des signes qui doivent vous alerter, à prévoir une consultation chez le vétérinaire et effectuer tous les bilans de santé nécessaires à votre chien.


Un AVC se produit lorsque la circulation du sang et l’irrigation correcte du cerveau sont altérées. Un accident vasculaire cérébral chez le chien est causé par divers facteurs dont le principal est la formation de caillot sanguin dans les vaisseaux sanguins.
Un AVC ischémique peut être causé par des maladies cardiaques, une atteinte rénale ou endocrinienne ainsi que l’hypertension.

Les traumatismes crâniens ainsi que certaines les tumeurs et certaines pathologies qui affectent les vaisseaux sanguins sont à l’origine de l’AVC hémorragique chez le chien.

Il est à noter que, le plus souvent, un AVC chez le chien est idiopathique, c’est-à-dire qu’il est secondaire à une cause non connue, qui n’est pas identifiable.


La perte de l’équilibre chez le chien est un symptôme qui fait partie d’autres signes cliniques caractéristiques du syndrome vestibulaire chez le chien. Il survient lors de lésions ou de dommages causés au niveau des parties de l’organisme qui contrôlent les fonctions de l’équilibre et de l’orientation : l’oreille interne du chien et le cerveau.

Chez le chien âgé, la perte d’équilibre survient :

Lors d’une atteinte de la partie qui contrôle l’équilibre, suite à un accident vasculaire cérébral. Dans ce cas, on constate une paralysie des pattes du chien.
Elle survient également dans suite au syndrome vestibulaire idiopathique, c’est-à- dire sans aucune raison connue. La perte d’équilibre dans ce cas est assez marquée et impressionnante.

Comme il a été déjà évoqué, la fréquence des AVC chez le chien est relativement faible et le risque qu’un chien subisse un AVC augmente avec l’âge. Lorsqu’une perte d’équilibre se présente chez un chien âgé, il est fort probable qu’il s’agisse d’un syndrome vestibulaire idiopathique.

Les caillots qui se forment dans les vaisseaux sanguins résultent entre autres de troubles dans la circulation sanguine, en particulier son ralentissement. L’hérédité a été décrite comme un facteur qui favorise l’affaiblissement de la circulation de sang dans les vaisseaux sanguins. En outre, certaines races de chiens sont plus prédisposées à avoir un AVC plus que d’autres.

L’AVC chez le chien n’est pas héréditaire, mais les facteurs susceptibles de déclencher ou d’entretenir les conditions permettant qu’il survienne le sont.