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La dysplasie de la hanche chez le chien

La dysplasie de la hanche du chien, aussi connue sous l’appellation de dysplasie coxo-fémorale est l’une des maladies canines qui frappent toutes les races de chiens, mais en particulier les canidés de grande taille et à la croissance rapide.

La hanche est une articulation qui permet la jonction harmonieuse du membre postérieur et le bassin chez le chien.

Afin d’assurer son rôle et rester en bonne santé, elle doit être parfaitement stabilisée, et avec une musculature isotonique. Dans le cas d’une dysplasie coxo-fémorale, le ligament en chef ou le ligament de la tête qui est responsable de maintenir l’union de l’ensemble des composants de l’articulation, est défaillant.

Ce relâchement ligamentaire engendre une perturbation, fragilisation et déformation articulaire, pour ainsi évoluer en une lésion dysplasique de la hanche du canidé. On outre, une tête fémorale trop petite, aplatie, et un acétabulum insuffisamment développé, peuvent également être en cause de l’apparition de cette affection.

De plus, mise à part l’hérédité, cette affection est dite multifactorielle, le surpoids, la suralimentation, les traumatismes peuvent à leur tour entraîner une dysplasie coxo-fémorale canine.

Les symptômes de la dysplasie de la hanche chez le chien

Souvent d’apparition précoce chez un chiot en pleine croissance, la dysplasie de la hanche peut aussi bien survenir chez un chien adulte. Sur le plan clinique, cette maladie s’exprime différemment, elle évoque des symptômes propres à la dysplasie, comme elle peut être difficilement décelable, l’animal apparaît en très bonne santé, rien à suspecter, mais en quelques mois, il est handicapé.

Cependant, il existe certains signes qui peuvent signaler une telle affection, parmi lesquels on compte :

  • Le chien manifeste des boitements qui surviennent juste après l’effort, comme au réveil (raideur musculaire), et arbore une nouvelle démarche, assez étrange, dite chaloupée.
  • L’animal exprime une sorte de résistance aux exercices sportifs et à tous efforts physiques (courir, sauter, monter les escaliers, se lever, se déplacer...), et tend le plus souvent à se coucher pour éviter la douleur qu’engendrent ces activités.
  • Le membre postérieur du canidé ou du jeune chiot tend souvent à balancer quand il court, de plus il est moins développé que ses membres antérieurs.
  • Le chien se déplace pieds joints (en saut de lapin), c’est-à-dire qu’il effectue un déplacement avec ses deux membres postérieurs en même temps.
  • Une limitation des mouvements réalisés par les membres postérieurs dysplasiques.
  • Les muscles fessiers sont visiblement peu développés.
  • Des claudications plus au moins sévères chez le chiot durant la période de croissance (de 3 à 18 mois). Par ailleurs, ces mêmes boitements peuvent être transitoires et liés au processus physiologique de la croissance canine.

En revanche, diagnostiquer cette affection précocement, offre plus de chances pour prévenir et empêcher sa progression.

La première consultation doit être faite autour du 3ème mois, puis une seconde vers les 6ème mois, suivie d’une dernière visite six mois plus tard.

Pour cela, en addition des informations qu’il a pu avoir depuis l’anamnèse et l’examen clinique, votre vétérinaire va devoir vous demander plusieurs examens complémentaires spécifiques pour votre animal, tel que les examens en mouvement des hanches, rectilignes et ondulatoires, et la radiographie effectuée sous anesthésie générale comme le scanner ou l’arthroscopie de la hanche.

L’enjeu du dépistage précoce de la dysplasie de la hanche

Afin de pouvoir repérer les chiens des races à risques, susceptibles de développer et de souffrir de cette pathologie squelettique, d’intercepter et prévenir l’installation de possibles séquelles irréversibles, le dépistage de la dysplasie coxo-fémorale doit être réalisé très précocement dès les 12 premières semaines de la vie du canidé, systématiquement inclus dans les consultations chez le vétérinaire, tous comme la vaccination et les vermifuges.

Heureusement, certaines techniques radiographiques, telles que la radiographie en distraction, permettent de donner une image plus au moins claire du déroulement de l’évolution des articulations de la hanche, pour ainsi prendre les bonnes mesures préventives et minimiser au maximum des dégâts.

Évolution de la dysplasie de la hanche chez le chien

La dysplasie coxo-fémorale canine est une maladie qui apparaît chez le canidé pendant sa croissance et crée une instabilité ou une laxité articulaire, qui serait à l’origine de la douleur, du dysfonctionnement et des mouvements anormaux qu’exprime le chien dysplasique.

Progressivement, cette laxité articulaire va provoquer une perte du tissu cartilagineux de l’articulation, pour être ensuite remplacé par du tissu cicatriciel et le développement des excroissances osseuses tout autour de l’articulation de la hanche, ce qui va induire l’apparition des mouvements anormaux et une instabilité articulaire, pour aboutir au bout d’un moment et surtout en absence d’une prise en charge adéquate (traitement hygiénique , médicamenteux, chirurgical, adaptation du mode de vie du canidé) à l’installation définitive de plusieurs problèmes articulaires handicapants pour le chien, qui peuvent aller d’une atteinte arthrosique douloureuse à une paralysie totale des membres postérieures.

Prévenir la dysplasie chez le chien

Du moment que cette affection squelettique est héréditaire, on ne peut pas prévenir sa survenue, néanmoins on peut prévenir son aggravation et surtout l’installation définitive de l’arthrose chez le chien. Pour cela, il convient de contacter votre vétérinaire traitant afin de prendre les bonnes mesures préventives adaptées aux besoins de votre animal de compagnie.

Dans ce but un régime alimentaire strict doit être instauré, basé sur une alimentation de bonne qualité, bien équilibrée avec moins d’apports énergétiques surtout chez les petits chiots en pleine croissance de peur d’accélérer davantage leur croissance.

Il est essentiel de surveiller le poids de votre animal, le garder un peu mince pour éviter les surcharges sur l’articulation préalablement affaiblie et fragilisée, en plus il serait bénéfique pour lui de l’inciter à faire de la nage et tout autre effort sportif d’intensité modérée.

L’usage des compléments alimentaires que votre vétérinaire vous propose pourrait procurer de la protection aux articulations et aux tissus cartilagineux contre l’arthrose, ou encore les méthodes médicinales douces comme la magnétothérapie et la physiothérapie.

Opération de la dysplasie de la hanche et son coût

Il existe diverses méthodes thérapeutiques pour soigner la dysplasie coxo-fémorale chez le chien. Votre vétérinaire traitant fera son choix en fonction de l’âge de votre chien, du stade d’évolution, du degré de gravité de la maladie et du mode de vie de l’animal.

Cependant, quel qu’en soit le traitement instauré, il est fondamental de l’associer parallèlement à un traitement hygiénique, afin de renforcer les autres thérapeutiques et pérenniser le résultat obtenu.

Ce traitement implique en particulier le suivi d’un régime alimentaire strict, les activités sportives, le recours à la physiothérapie, sans oublier de limiter la consommation de la nourriture et surveiller la prise du poids chez votre animal domestique.

Traitements médicaux

Les substances médicamenteuses les plus prescrites chez un chien dysplasique sont les anti-inflammatoires notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens afin de soulager les douleurs liées à l’inflammation articulaire, en plus des chondroprotecteurs et les compléments alimentaires, qui visent à ralentir le processus dégénératif et destructif des lésions dysplasiques.

Traitements chirurgicaux

Cette alternative chirurgicale comprend diverses techniques : la symphysiodèse pubienne, la double ostéotomie du bassin ou la prothèse de la hanche.

Symphysiodèse pubienne

Cette technique chirurgicale trouve toute son indication lorsque la dysplasie coxo-fémorale a bien été diagnostiquée précocement, dans des stades initiaux de la maladie et dans les cas où l’arthrose n’est pas encore installée. La procédure consiste à brûler le tissu de croissance cartilagineux situé au niveau du pubis, dans le but d’arrêter la croissance osseuse dans le sens vertical.

Par conséquent, les hanche va bénéficier d’une bien meilleure mise en forme et une décélération du rythme de l’évolution de la dysplasie coxo-fémorale à l’âge adulte.
La symphysiodèse pubienne a pour avantage d’être peu traumatisante pour le canidé, rapide, avec un coût raisonnable et surtout le risque chirurgical est réduit au minimum.

La double/triple ostéotomie du bassin

La chirurgie par double où triple ostéotomie du bassin est indiquée chez les jeunes chiots de 6 à 7 mois dans l’absence des signes d’une lésion arthrosique avancée sur les clichés radiologiques.

Dans cette technique, le principe se base sur la libération de certaines connexions du bassin, pour ensuite basculer la partie qui s’articule avec l’os fémoral afin de le repositionner et le fixer dans une position qui permet une bonne configuration osseuse et de stopper la formation et la progression de la lésion arthrosique. En cas d’atteinte bilatérale, la procédure va être appliquée des deux cotés, en même temps ou à deux jours.

En somme, cette méthode a en quelque sorte une action préventive puisqu’elle assure le ralentissement de la progression de la dysplasie et également une action curative, car elle lutte contre la douleur liée à la dysplasie de la hanche.

La prothèse de hanche

Une prothèse de substitution permet la récréation de l’articulation endommagée par la dysplasie. Elle vise à remplacer la tête de l’os fémoral et la cavité osseuse du bassin qui s’articule avec par des implants artificiels.

La prothèse de la hanche est indiquée chez les canidés qui souffrent de douleurs permanentes, rebelles à l’action antalgique des médicaments prescrits. Cependant cette alternative thérapeutique coûte très cher mais c’est la seule option qui permet de soulager définitivement l’animal des douleurs sans avoir recours aux anti-inflammatoires.

Il existe d’autres opérations chirurgicales qui peuvent apaiser considérablement le chien dysplasique telles que la dénervation de la capsule articulaire, ou encore la myotomie des pectinés.

Prix de l’opération de la dysplasie de la hanche du chien

La dysplasie coxo-fémorale canine se traite différemment selon l’âge du canidé et le degré de sévérité de la maladie, nécessitant généralement une consultation spécialisée chez un vétérinaire orthopédique afin de mettre en place un plan d’attaque assez efficace.

En plus du traitement médicamenteux principalement à base d’anti-inflammatoire, il est possible que l’animal (un chiot de moins de dix mois indemnes de toute lésion arthrosique) soit candidat par exemple pour une chirurgie à double ou triple ostéotomie du bassin qui revient à environ 1200 euros.

Quant aux cas ou la substitution prothétique est la meilleure option pour assurer le bien-être de l’animal, généralement elle coûte entre 2000 à 4000 euros.

Il faut savoir que ces tarifs sont donnés à titre indicatifs, les prix de ces traitements dépendent principalement des méthodes et des techniques employées.

Dysplasie de la hanche du chien et l’alimentation

Une alimentation non équilibrée, un apport énergétique trop important, sont considérés comme l’un des facteurs à risque favorisant l’installation et la progression de la dysplasie de la hanche chez le chien. En effet, la croissance va être accélérée chez le jeune chiot et donc un gain de poids, qui forcera le cartilage et l’ensemble des ligaments qui n’arrivent pas à suivre ce rythme accéléré à supporter une surcharge dépassant leur capacité de résistance.

Une suralimentation, une consommation excessive de la nourriture riche en apports énergétiques et caloriques doivent être évitées et adapter aux vrais besoins alimentaires de l’animal selon son âge et sa race, son mode de vie et ses activités sportives. C’est la raison pour laquelle une visite chez le vétérinaire sera d’une aide précieuse afin de mettre en place un régime alimentaire optimal.

Prise en charge de l’assurance chien par une dysplasie de la hanche

Afin de garantir une meilleure prise en charge vétérinaire à votre compagnon à quatre pattes, il est très utile de souscrire à une assurance santé chien pour couvrir tous les frais de vétérinaires.

Toutefois, il faut savoir qu’il existe des maladies d’origine génétique, héréditaire ou congénitale qui font l’objet d’exclusion, elles ne sont pas prises en charge par les assurances.

Malheureusement, la dysplasie de la hanche chez le chien en fait partie.
Ainsi, il est vivement conseillé de bien lire le contrat d’assurance auquel vous souscrivez, et vous renseigner plus amplement auprès de la compagnie d’assurance pour voir toutes les alternatives et possibilités qui s’offrent à vous pour une couverture santé optimale pour votre chien.

Les races sujettes à la dysplasie de la hanche

Toutes les races canines sont susceptibles d’être touchées par la dysplasie de la hanche, néanmoins certaines montrent une haute prédisposition à en développer que d’autres races. Ces chiens condamnés par leur patrimoine génétique, malgré leur forte taille, grande forme et un processus de croissance rapide, ils se trouvent si fragiles et vulnérables face à la dysplasie coxo-fémorale.

Affection héréditaire, transmise directement des canidés géniteurs à leurs descendants, les nouveaux petits chiots, selon les statistiques, seulement 3% de la population canine peuvent être génétiquement porteurs de cette maladie.

Voici quelques races hautement prédisposées à souffrir de la dysplasie de la hanche : Bouvier Bernois, Bloodhound (Chien de St-Hubert), Boxer, Épagneul Breton, Chesapeake Bay Retriever, English Setter, English Springer Spaniel, Golden Retriever, Gordon Setter, Berger Allemand, Labrador Retriever, Old English Sheep Dog, Caniche standard, Rottweiler, St. Bernard, Welsh Springer Spaniel (Cocker Spaniel), Welsh Corgi .

Par ailleurs, les races de chiens Barzoï, Doberman Pinscher, Grand Danois, Greyhound Anglais, Wolfhound Irlandais, Husky sibérien, sont des canidés ayant moins d’incidence à devenir dysplasique et périr de ses maux et séquelles permanentes.

Questions fréquentes

Le rhume de la hanche chez le chien est un type de rhume dont la cause de la maladie est une inflammation de la synovie de l’articulation de la hanche.

Sans gravité contrairement à la dysplasie coxo-fémorale, le rhume de la hanche est une réaction inflammatoire passagère au niveau de l’articulation, plus précisément un épanchement liquidien de la poche synoviale, causant boiterie et douleurs chez le chien. Dès lors cette affection articulaire nécessite une consultation chez un vétérinaire pour une éventuelle prise en charge.

Il est vrai que la dysplasie coxo-fémorale canine est une maladie complexe, mais elle n’est pas mortelle. Néanmoins, l’animal en souffre depuis son jeune âge, menaçant son bien-être et santé de finir avec des séquelles invalidantes et irréversibles.

En revanche, cette éventualité ne va pas se présenter si le diagnostic était fait au bon moment, un bon plan de traitement est mis en œuvre, et qu’un parfait programme alimentaire est suivi à la lettre, dans ces conditions le canidé dysplasique peut retrouver la joie de vivre, et bénéficie d’une bonne qualité de vie.

À l’heure actuelle les cas de dysplasie de la hanche chez les chiens de toutes les races, traités par chirurgie comme la double/ triple ostéotomie de bassin sont jusqu’à 90% de réussite (les claudications sont rares). Les résultats sont pareils résultats pour la prothèse de la hanche.

La hanche est une articulation fragile chez le chien, souvent sujette à des luxations d’origine traumatique. Ainsi la différence entre une luxation coxo-fémorale et une dysplasie coxo-fémorale est dans leur origine, diagnostic et leur prise en charge thérapeutique.

Une luxation de la hanche est la conséquence d’un violent accident de la voie publique dans 60 % des cas ou un traumatisme. De ce fait, le diagnostic de cette affection est simple mais comme toujours nécessitant un examen clinique détaillé afin d’éliminer toute autre affection, pour ensuite choisir le traitement le mieux adapté parmi de nombreuses possibilités thérapeutiques offertes.

Néanmoins tout comme la dysplasie coxo-fémorale, une luxation coxo-fémorale non traitée à temps peut conduire à la destruction et la dégénération des tissus constituants de l’articulation, pour devenir progressivement une atteinte arthrosique, ou pire une paralysie totale des membres inférieures.